"MA CONVICTION"

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CHARTE DU BLOG

CHARTE DE L'INTERNAUTE DE MA BLOGOSPHERE

 www.joelaivo.info

 

Quelques mois après la création de ce Blog, des centaines de commentaires, de contributions et d'articles ont été postés. J'en remercie les auteurs pour leur intérêt renouvelé et surtout pour leur apport à l'éclat de mon Blog. Je les ai trouvé pour la plupart enrichissants. En tout cas, pour le débat d'idée que nous appelons de tous nos vœux. Nous continuerons à souhaiter que vos contributions, vos observations et votre différence enrichissent ce Blog citoyen.

 

Seulement, certains messages postés ne participent en rien à ce débat démocratique. Ils ne sont ni constructifs, ni de nature à faire partager une opinion. Ils ne portent que la haine de leur auteur, parce que s'attaquant à des personnes non pour ce qu'ils font, mais pour ce qu'ils sont. C'est pourquoi, pour préserver la vocation de mon Blog qui ne doit pas être une tribune offerte aux pisseurs de fiel, ou encore la vitrine de la haine gratuite et de l'injure facile, et après avoir été sollicité par de très nombreux internautes, j'ai souhaité assurer désormais un minimum de sécurité pour la décence et la bonne digestion de ce qui s'écrit sur mon Blog.

 

Pour cela, il m'a semblé important, ainsi que me l'ont suggéré plusieurs visiteurs du Blog, de rappeler sommairement certaines règles.

 

En effet j'ai souhaité avec ce site créer un véritable lien entre vous et moi et permettre à tous et à toutes de vous exprimer autrement que  ce qu'on veut bien nous l'imposer au Bénin. La vocation de ce Blog est de servir l'information dans sa pluralité et dans sa diversité. L'actualité du Bénin telle qu'elle est et non telle qu'on veut bien la présenter. C'est-à-dire sous le seul angle « de l'émergence » ou avec les seules lunettes des « changeurs ». Ici il n'y a pas de sujet interdit. Chers amis, je vous le réaffirme, sur mon Blog, vous avez toute votre liberté de penser y compris votre esprit critique.

 

Néanmoins, je tiens à rappeler que désormais le Blog ne servirai de support qu'aux commentaires respectueux des personnes. Mon souhait est que les échanges soient vifs mais courtois. Je ne tolère ni le régionalisme, ni des insultes gratuites et haineuses, ni des propos injurieux encore moins des attaques personnelles.

 

Tout ce qui est excessif est insignifiant. En conséquence, je ferai supprimer tous les commentaires reposant sur des attaques personnels.

 

Merci de votre compréhension.

 

Frédéric Joël AIVO

www.joelaivo.info

 

 

Bon surf !

 


Posté le 09/01/2008 | 3946 consultations | 10 commentaires | Voir et commenter l'article

FJA présente ses voeux pour L’ANNEE 2008…

« Merci pour votre intérêt et meilleurs vœux pour 2008 »

 

L'année 2007 s'est refermée sur nous. Elle a clôturé pour chacun de nous le chapitre de ses aventures personnelles. Aventures souvent faites de joie et de peine, de bonne ou de mauvaise passe, d'instants d'intense bonheur ou de cycle de malheurs. On ne peut l'occulter, une vie est faite de haut et de bas. Mais pour 2008, je souhaite une très bonne année à tous mes compatriotes, du Bénin comme du monde entier qui, bien qu'éloignés de parents, d'amis et même de leur patrie, restent connectés par tous les moyens à l'actualité et à la vie de leur pays.

 

Particulièrement à ceux qui me font l'honneur depuis des années, ou seulement au cours de 2007, de visiter le www.joelaivo.info par fidélité, par adhésion ou par curiosité, je voudrais souhaiter à tous, une joyeuse année 2008. J'émets le vœu que cette nouvelle année éloigne de nous les malheurs et mésaventures de 2007 et que 2008 nous ouvre un nouvel horizon qui concrétise nos projets personnels, professionnels, familiaux et même communautaires.

 

Je voudrais enfin remercier tous mes compatriotes dont les conseils m'ont souvent été utiles dans mon engagement citoyen et politique. J'y ai souvent eu recours soit pour fortifier mes vues, soit pour modérer mes propos, soit encore pour muscler mes prises de position. Dans tous les cas, votre visite sur ce « Blog citoyen » qui a fêté depuis quelques jours et en si peu de temps, son 10.000ème visiteur, a été pour moi, une vraie source d'inspiration, un témoignage d'amitié et intérêt auquel je suis sensible. Les conseils, observations et remarques que vous y avez souvent laissés m'ont permis de prendre la température de l'opinion et de savoir ce que pense le citoyen isolé du microcosme politique mais préoccupé par l'avenir de son pays et surtout par la manière dont il est géré.

 

Je vous en remercie infiniment et vous renouvelle mes meilleurs vœux de bonne et heureuse année 2008.

 

Frédéric Joël AIVO

www.joelaivo.info


Posté le 04/01/2008 | 268 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

La Loi sur le statut de l'opposition

  pour lequel un décret d'application est attendu

La loi sur le statut de l'opposition existe bel et bien au Bénin. C'est depuis le 23 novembre 2001 que l'Assemblée Nationale l'a adoptée puis la mise en conformité avec la Constitution du Bénin suite à la décision Dcc 02-076 du 20 juin rendue par la Cour Constitutionnelle pour émettre des réserves sur certaines de ses dispositions. Passées ces étapes, elle a été promulguée le 14 octobre 2002. Malheureusement, le décret par lequel cette loi devra devenir applicable se fait désirer.

Seulement voilà ! Depuis son accession à la magistrature suprême, le président-docteur nous a désormais habitué à un serment de bonne foi par ses discours à la Nation, les veille de chacune  des fête d'indépendance depuis 2006.

Pourtant, l'inertie continue........


République du Bénin Présidence de la République Loi n° 2001-36 portant statut de l'opposition L'Assemblée Nationale a délibéré et adopté en sa séance du 23 novembre 2001, puis en sa séance du 09 juillet 2002 pour mise en conformité avec la Constitution, suite à la décision DCC 02-076 du 20 juin 2002 de la Cour Constitutionnelle, Vu la Décision DCC 02-129 du 10 octobre 2002 de conformité à la Constitution, Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Titre 1er : Des dispositions générales Article 1er.-En application du préambule (paragraphe 6), des articles 2 alinéa 1er, 3 alinéa 1er et 5 de la Constitution, la présente loi a pour objet de fixer les dispositions relatives au statut de l'opposition en République du Bénin. Article 2.- L'opposition est constituée de l'ensemble des partis, alliances de partis ou groupes de partis politiques qui, dans le cadre juridique existant, ont choisi de professer pour l'essentiel, des opinions différentes de celles du gouvernement en place et de donner une expression concrète à leurs idées dans la perspective d'une alternance démocratique. Article 3.- Le statut de l'opposition est l'ensemble des règles juridiques permettant aux partis, alliances de partis ou groupes de partis politiques de l'opposition de disposer de l'espace de liberté qui leur est nécessaire pour participer pleinement et sans entrave à l'animation de la vie politique nationale. Article 4.- Le rôle de l'opposition est de :
- critiquer le programme, les décisions et les actions du gouvernement ;
- développer des programmes propres ;
- proposer des solutions alternatives à la nation ;
- œuvrer pour l'alternance au pouvoir par des voies légales. Article 5.- Outre les libertés reconnues à tout citoyen, l'Etat garantit à l'opposition les libertés publiques dans le respect des règles constitutionnelles.

Titre Il : Des critères d'appartenance à l'opposition Article 6 - Pour être un parti de l'opposition, il faut :
- être un parti politique, une alliance de partis ou un groupe de partis politiques régulièrement enregistrés ;
- faire une déclaration officielle et publique de son appartenance à l'opposition et la faire enregistrer au ministère chargé de l'intérieur. Ce dernier transmet, dans un délai de deux (02) mois au plus tard, l'enregistrement au journal officiel pour publication ; la publication au journal officiel peut aussi se faire à la diligence du parti politique concerné ;
- développer pour l'essentiel des positions et des opinions différentes de celles du gouvernement ;
- ne pas accepter un poste politique à un niveau quelconque du pouvoir exécutif.

Article 7.- Est considéré comme l'un des chefs de l'opposition, tout chef d'un parti politique de l'opposition dont le nombre de députés à l'Assemblée Nationale constitue de façon autonome un groupe parlementaire. Est également considéré comme l'un des chefs de l'opposition, tout chef d'un groupe de partis de l'opposition constitué en groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale. Est enfin considéré comme l'un des chefs de l'opposition, tout chef de parti, alliance de partis ou groupe de partis de l'opposition représentés ou non à l'Assemblée Nationale mais ayant totalisé à l'issue des dernières élections législatives, 10% des suffrages exprimés. Les chefs de l'opposition choisissent en leur sein un porte-parole.

Titre III : Des droits et obligations de l'opposition Article 8.- Conformément à l'article 142 alinéa 2 de la Constitution, les partis politiques de l'opposition bénéficient d'un accès équitable aux moyens officiels d'information et de communication. Ils jouissent de toutes les libertés publiques garanties par la Constitution. Article 9.- L'opposition peut exprimer son opinion sur toute question d'intérêt national et sur toute décision de l'exécutif. Article 10.- L'opposition est consultée par le gouvernement sur les questions importantes engageant la vie de la nation telles que : menace à la paix civile, risque d'invasion étrangère ou de guerre, intervention militaire à l'étranger. Cette consultation peut être écrite ou orale. Lorsqu'elle est orale, l'opposition peut être consultée ensemble. La non consultation ne donne lieu à aucune sanction. L'opposition peut être consultée sur toute autre question d'intérêt national et international. Article11.- L'Etat est tenu de prendre des mesures particulières pour assurer la sécurité des responsables nationaux des partis, alliances de partis ou groupes de partis de l'opposition en accord avec ces derniers. Ceux-ci doivent, dans l'accomplissement de leurs missions politiques, être à l'abri de toute mesure portant atteinte à leur intégrité et à leur sécurité personnelle. Toute entrave ou toute tentative d'entrave à l'exercice des droits et des activités politiques des partis de l'opposition par un responsable administratif, par un individu ou groupe d'individus est interdite et sanctionnée par une peine de un (01) à deux (02) ans d'emprisonnement et une amende de cinq cent mille (500.000) à cinq millions (5.000.000) de francs CFA ou de l'une de ces deux peines seulement. Article 12.- Tout acte de discrimination ou d'exclusion à l'égard d'un citoyen dans ses activités culturelles, sociales, économiques, profes-sionnel1es et administratives en raison de son appartenance à l'opposition, constitue un délit puni d'une peine d'emprisonnement de un (01) mois à un deux (02) ans et d'une amende de cinq cent mille (500.000) à cinq millions (5.000.000) de francs CFA ou de l'une de ces deux peines seulement. Article 13.- Les partis politiques de l'opposition bénéficient de l'aide de l'Etat au financement des partis politiques conformément à la charte des partis. Article 14.- Conformément à l'article 15.2 b du Règlement intérieur de l'Assemblée Nationale, l'élection des deux (02) vice-présidents, des deux (02) questeurs et des deux (02) secrétaires parlementaires a lieu, en s'efforçant autant que possible de reproduire au sein du bureau la configuration politique de l'institution parlementaire. Article 15.- Les chefs de l'opposition tels que prévus à l'article 7 ci-dessus, bénéficient des avantages protocolaires et autres qui sont définis par décret pris en conseil des ministres. Ces avantages ne sauraient être inférieurs à ceux accordés aux membres du gouvernement. Article 16.- L'opposition a le devoir de respecter scrupuleusement la Constitution ainsi que les lois et règlements de la République.

Titre IV : Des dispositions diverses Article 17.- A l'occasion des réunions et manifestations publiques qu'ils organisent, le parti, l'alliance de partis ou le groupe de partis politiques de l'opposition prennent les dispositions nécessaires pour prévenir les troubles à l'ordre public conformément aux lois et règlements en vigueur. Ils bénéficient des services d'ordre et de sécurité publique. Toute interdiction de réunions et de manifestations publiques par l'administration doit être spécialement motivée. La décision d'interdiction est susceptible de recours devant le juge des référés. Article 18.- Les partis politiques doivent, dans leurs programmes et dans leurs activités, proscrire l'intolérance, le régionalisme, l'ethnocentrisme, le fanatisme, le racisme, la xénophobie, l'incitation et/ou le recours à la violence sous toutes ses formes. En tout état de cause, les actes de violence et les menaces, notamment à caractère ethnique régionaliste, raciste, religieux et philosophique constituent des manquements graves à l'ordre républicain. Quiconque enfreint les dispositions prévues aux deux alinéas ci-dessus encourt une peine d'emprisonnement de un (01) à cinq (05) ans et une amende de deux cent mil !e (200.000) à un million (1.000.000) de francs CFA ou l'une de ces deux peines seulement, sans préjudice d'une mesure de suspension ou de dissolution, du parti politique concerné. Article 19.- En cas de non respect des droits de l'opposition prévus par la présente loi, les partis, alliances de partis ou groupes de partis politiques lésés peuvent saisir la Chambre administrative de la Cour Suprême pour le rétablissement de leurs droits. La Cour examine la requête en procédure d'urgence. Article 20.- Les activités des partis de l'opposition, à l'occasion des réunions publiques d'information et des opérations électorales, sont régies par les textes en vigueur et notamment la charte des partis politiques. Article 21.- Tout parti politique est libre de quitter l'opposition. Dans ce cas, il fait une déclaration officielle de changement de position. Cette déclaration est enregistrée au ministère chargé de l'intérieur, qui fait publier l'enregistrement au journal officiel. La publication au journal officiel se fait dans les mêmes conditions qu'à l'article 6 ci-dessus. Ce changement de statut entraîne pour le parti politique la perte de tous les droits acquis au titre de la présente loi. Article 22.- La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat.

Fait à Cotonou, le 14 octobre 2002 Le Président de la République, Chef de l'Etat, Chef du Gouvernement, Mathieu Kérékou

Le Ministre d'Etat, Chargé de la Coordination de l'Action Gouvernementale, du Plan, du Développement et de la Promotion de l'Emploi, Bruno Amoussou

Le Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation Daniel Tawéma

Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l'Homme Joseph H. Gnonlonfoun

Le Ministre des Finances et de l'Economie Grégoire Laourou




Posté le 12/12/2007 | 485 consultations | 6 commentaires | Voir et commenter l'article

SAUVER BENINTELECOMS !


Pourquoi il ne faut pas brader l'opétateur historique


Vivement que le gouvernement et les nouveaux responsables de cette entreprise fasse un bon travail de conception pour bénéficier de cette manne pour le bonheur de nous tous.

Pour qu'enfin "faire du Bénin un quartier numérique" emprunter au programme sectoriel des TIC par le gouvernement du Docteur YAYI au PRD ne soit une vaine incantation.


Posté le 02/11/2007 | 565 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

"Plus de deux (2) ans de gachis !"

"Il s'est trompé de pays et d'époque"




Posté le 11/02/2009 | 573 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

"C'est d'union et de paix que je viens vous parler"





Posté le 06/02/2009 | 442 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

Rapprochement RB- FCBE


Nicéphore Soglo maintient sa position vis-à-vis de Boni Yayi

www.24haubenin.com
La Renaissance du Bénin serait en train de s'acheminer vers la mouvance présidentielle. Un supposé rapprochement qui alimente la polémique depuis quelques jours au sein de la classe politique et dans les autres composantes de la société. Pour le Président Nicéphore Dieudonné Soglo, un tel acte frise la trahison et ne pourra être effectif dans un parti qui se respecte.


La Renaissance du Bénin est divisée sur le principe de composer ou non avec le régime du docteur Boni Yayi. Si certaines rumeurs font état de ce que l'honorable Rosine Vieyra Soglo veut virer sa clique du côté de la mouvance présidentielle, le Président Nicéphore Soglo quant à lui préfère rester fidèle à la déclaration du 12 mars 2008 et des recommandations de la rentre de Goho en novembre dernier. Selon les recoupements, le gouvernement a mis tout en œuvre pour rallier les députés de la Renaissance du Bénin à sa cause. Dame Rosine est donc personnellement contacté pour mener ce combat. Trois postes ministériels seraient réservés aux Houézèhouè dans la perspective de la formation du prochain gouvernement. Et déjà plusieurs camps s'affrontent pour le positionnement. Alors que le leader charismatique de ce parti Nicéphore Soglo trouve dangereux cette offre pour laquelle certains de ses partisans sont favorables. Et pour mettre fin au désordre, il a rencontré au cours de la semaine ses lieutenants pour les dissuader. Cette rencontre tenue à Abomey a permis au Président- maire de rappeler aux siens le principe que la RB a retenu avec ses alliés politiques que sont les G4, G13, et Force clé lors du séminaire Bohicon- Abomey. Pour lui, le cap devrait être maintenu jusqu'en 2011 pour ne pas trahir l'esprit du groupe. Nicéphore Soglo mesurant l'ampleur que prend la situation entend multiplier les pas pour éviter un tel désastre qui certainement laissera un mauvais souvenir dans le cœur de plusieurs millions de Béninois. Spéro ASSEGBE

 


Posté le 23/01/2009 | 462 consultations | 4 commentaires | Voir et commenter l'article

Vengence émergente !

Entre plaisantain...


23 janvier

Deux amis se parlent ; dialogue singulier ; le docteur-président et son inconditionnel professeur Gbêgnonvi. Le second par les médias (jamais le même canal) : Golfe Tv pour l’appel de pied, le quotidien Nouvelle Expression pour le refus « poli ». Le premier par le compte rendu du conseil des ministres. La gouvernance publique théâtralisée de la manière la plus ubuesque. Ces entractes à ciel découvert donnent un aperçu du style Yayi. Au décompte, le professeur a marqué un grand coup comme l’a rappelé de nombreuses coupures de presse dont certains voient la vengeance de Gbêgnonvi. Ce dernier porte bien son titre d’enseignant, psychologue par essence. Son débarquement surprise du gouvernement sentait un parfum d’inachevé. On s’attendait logiquement à une réplique à la hauteur de l’humiliation initiale.

La stratégie est tout droit sortie du laboratoire de la ruse qui sert de bréviaire à l’émergence depuis 2006. Le Gbêgnonvi, très psychologue, nous l’avons vu, s’invite à la télé, enrobe sa demande dans un appât qui ne pouvait que faire mouche à la Marina : le septennat pour permettre au docteur-président, en cas de rempilage, de réaliser son vœu de parvenir à un taux de croissance à deux chiffres. Dans un contexte où il est question de révision de la constitution ; où le régime subi de plein fouet les rebuffades directes d’un autre grand intellectuel, Olympe Bhêly-Quenum. Il fallait quelqu’un pour rétablir un certain équilibre. Mais pour le revanchard, une pointe de plaisanterie à la fin sert à parfaire la volonté de railler le système.

Dassoundo ne croyait pas si bien dire en évoquant la réactivité à fleur de peau à la Marina. Un diagnostique confirmé au superlatif par le chef d’œuvre de Gbêgnonvi. Son pied de nez à Yayi après sa nomination au poste de conseiller spécial à la Bonne gouvernance ouvre une fenêtre sur la légèreté avec laquelle on fonctionne là-bas au point de rendre publique la nomination d’un collaborateur sans prendre son avis. De la même manière que les députés Valentin Houdé et Basile Ahossi nommés ministres et qui ont tous refusé d’aller prendre service. Quelqu’un pour nous dire ce qui reste d’un des fondements de la fameuse charte du gouvernement relatif au respect de l’autorité de l’Etat. Ces plaisanteries d’Etat ne se lassent pas de banaliser la sacralité du service à la nation. N’importe qui peut désormais rejeter un appel solennel de la plus haute autorité de l’Etat du fait du dol et de la manipulation.

Sûr d’avoir frappé fort, le professeur ne boude pas son plaisir en rajoutant la leçon d’éthique. Morceau choisi : l’entourage ; cette puanteur exécrable qui a eu raison de intégriste de l’intégrité autoproclamé lors du remaniement de la mi-mandat. Or c’est le même entourage depuis 2006 – les mêmes évangélistes, les mêmes courtisans, les mêmes généraux-militants, les mêmes anciens révisionnistes reconvertis aux vertus du caurisme. Sans doute que depuis quelques semaines, il faut y ajouter les démarchés, la bande à Kindjanhoundé, Gnonlonfoun, Sé Guéné. Mais jusque-là, les transfuges n’ont pas encore réussi à infiltrer la garde rapprochée du docteur-président-plus-que-Dieu.

La satisfaction pour le professeur ne s’arrête pas à la vengeance personnelle. Les puristes de la caste de O.B-Q apprécieront ce geste chevaleresque d’une probité irréprochable. Pour une fois, la rente et les avantages liés au poste n’ont pu dicter leur loi. L’honneur est sauf. On imagine l’ampleur de la déchéance si des postes pouvaient s’obtenir à partir de Téléthon d’un genre spécial. Le professeur risquait de se voir définitivement renier par une intelligentsia de plus en plus désabusée par l’imposture et la ruse. Devrait-il néanmoins remercier le docteur-président de l’avoir affranchi de ce bourbier le plus possible.

Tant pis si le dénouement se fait à coup de plaisanteries !!!

 


Posté le 23/01/2009 | 415 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

La paix !

La guerre civile, parlons-en !!!

mercredi 21 janvier 2009

Arimi CHOUBADE

 

 

Très spirituel mon ami Sulpice Oscar Gbaguidi. Sa peur à l’usage de l’expression « guerre civile » au sein de l’hémicycle me fait découvrir une autre facette de cet érudit de la « stars-parade » sur Canal 3 Tv. Vestige sans doute de son long séjour dans la cité des rois à Abomey-Bohicon : au pays du vaudou, du tchacatou (missile mystique) et des incantations les mots ont leur sens. La simple évocation d’un malheur dans un lieu aussi solennel que le parlement pourrait attirer la fatalité sur le Bénin à en croire la démonstration sur fond d’exorcisme de Sulpice. Je ne crois malheureusement pas avoir vu mon ami et confrère aussi préoccupé lorsque Yayi Boni, le premier, s’est offert de verser son sang devant des étudiants interloqués.

Des mois que la plupart des productions de médias empruntent un ton volontairement alarmiste : « Démocratie en danger » ; « violation massive de la Constitution » ; « menace sur la paix » ; « non respect de la laïcité de l’Etat ». Le docteur-président en rajoute lui-même en se comparant comme un général au front dont les munitions sont terminées. Et l’argentier national d’enfoncer le clou : « les caisses de l’Etat sont exsangues ». L’exorciste-maison de Canal 3 s’accoutume logiquement de ces euphémismes quotidiennement relayés par la presse. Tous les rapports de diplomates et de fonctionnaires internationaux s’émeuvent du délitement de la gouvernance publique au Bénin depuis avril 2006. L’interdit semble exclusivement réservé aux honorables députés. Soit.

Que dire du poids des symboles sur nos us et coutumes lorsque les hommes de Yayi font constamment référence aux « patriotes », « apatrides », « ennemis du peuple », « complot international » ? Un jargon inspiré d’un pays frère dont le nom rimait encore il y a peu avec « paix ». La Côte d’Ivoire de Houphouët se faisait comparé à un havre de stabilité et de tranquillité dans un océan de pays malades. Personne n’y parlait de guerre civile, de coups d’Etat, d’escadron de la mort ou de « patriotes ». L’aseptisation langagière ne les a pas sauvé de la catastrophe.

Les actes susceptibles de tout chambouler dans le pays se constatent tous les jours sans que leurs auteurs n’aient été conditionnés par des déclarations présumées incendiaires d’opposants trop pressés. Les yayistes n’ont pas besoin du lyrisme va-t-en-guerre de députés pour faire entrer en campagne électorale des soldats pour le compte du regroupement politique du chef de l’Etat ou transporter du matériel électoral ou brutaliser des élus locaux hostiles au camp gouvernemental. Et pourquoi ne pas parler des conséquences des déviances hérétiques du pouvoir ? Certains évangélistes très en vogue sous le Changement n’apprécieraient d’ailleurs pas les recettes de l’exorcisme par le silence et la condescendance, et préféreraient que l’on scande vertement le nom du mal afin de l’extirper de la société ou de l’être possédé. À chacun ses recettes de conjuration du mauvais sort.

On ne saurait réduire le sort du Bénin à ce que les uns et les autres disent ou ne disent pas. C’est la constitution qui confère au chef de l’Etat de conduire la politique de la nation. Il dépend donc en grande partie de lui que les différents courants en présence ne se détestent pas au point de vouloir en venir aux armes. Les cases qui s’enflamment à Glazoué, les concurrents politiques que l’on retrouve mort à Avrankou et à Kétou, des populations qui s’entredéchirent à Tanguiéta, tout cela après des visites électoralistes du chef de l’Etat ramène le pays vers la guerre civile que les avertissements de quelques parlementaires désabusés par les ruses et les grossières manipulations du régime.

Du péril, il vaut mieux en parler maintenant, sinon après ? Il est tard...


Posté le 23/01/2009 | 346 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Au feu!

Le « kpayo » et l’émergence

mardi 20 janvier 2009

Arimi CHOUBADE

Rédigé le 20 janvier 2009

 

Pauvre du commissaire central de Cotonou. Obligé d’assister impuissant aux séances périodiques de ramassage de pauvres hères braisés par la faute du « kpayo ». L’essence de contrebande n’arrête plus de semer la mort. Les coupables ? Surtout pas les contrebandiers que Constant Sossou n’ose même pas nommer ; bien que tous les Béninois les connaissent – plusieurs fois reçus en audience par le chef de l’Etat à la Présidence de la République, s’il vous plait : protocole d’Etat, tapis rouge, honneurs, poignées de mains ; ministres, conseillers techniques du chef de l’Etat et autres fonctionnaires du palais au gardez-vous. Les fins limiers du régime en ont rajouté une couche en positionnant sur les listes électorales du regroupement politique du chef de l’Etat, Fcbe, des ténors de ce trafic meurtrier aussi bien aux législatives 2007 qu’aux municipales 2008. Ceux qui ont vu la violence ayant sanctionné les deux processus électoraux suscités savent qu’il y a de l’expertise de trafiquants en dessous. Le coup de force à l’hôtel de ville d’Avrankou en est une illustration éloquente.

On ne peut reprocher au premier flic de Cotonou de penser à ses épaulettes lorsqu’il se rabat sur des complices imaginaires ; pêle-mêle : les logeurs de vendeurs de « kpayo », les consommateurs, les voisins condescendants. De quoi donner le change. Du cynisme pour conjurer l’accusation d’indifférence. Pour ne pas avoir à passer les menottes à quelqu’un de bien précis surtout pas à des « amis » du président de la République. Tant pis pour les braisés et leurs familles respectives. Les princes du Changement surfent sur une psychologie ambiante dans un pays où des gens sont régulièrement passés au feu pour vol de poulet par une foule en délire ; des misérables délivrés de la souffrance terrestre par les flammes apparaît comme un banal fait divers.

La pauvreté ! Voilà bien un coupable que les gloses sur une hypothétique prospérité partagée ou une lointaine croissance à deux chiffres ne parviennent toujours pas à éradiquer. Elle demeure plus présente que jamais après que le pouvoir ait englouti des milliards en opération d’octroi de micro-crédit. Un débat parlementaire a permis aux Béninois d’entendre de la bouche d’un ministre du gouvernement de la vertu que des intermédiaires se sont enrichis dans cette affaire, au détriment des présumés bénéficiaires identifiés. Or l’extrême pauvreté reste le socle des gestes de désespérance les plus fous. Ailleurs, les jeunes prennent le large à bord d’embarcation de fortune pour aller mourir en mer à la recherche d’un mirage. Au Bénin, l’ultime refuge est le commerce d’un liquide aussi volatile qu’inflammable que l’essence sans aucune précaution.

Le procès en complicité fait aux consommateurs procède de cette manière avec laquelle l’autruche affronte le danger. Si le commerce des produits pétroliers en vrac vient à être reconnu comme normal, la consommation l’est aussi. L’officier de police judiciaire qui incrimine cette consommation sait que sans culpabilité, il n’y a pas de complicité. Au docteur-président de mettre les jeunes au travail, de donner espoir à la vallée de l’Ouémé, grande pourvoyeuse de contrebandiers, de traquer et de punir tous les détourneurs des fonds de micro-crédit, comme il l’a promis à plusieurs reprises pour que le trafic d’essence prenne un coup fatal. Faudrait-il, alors, demander aux sommités de Fcbe si elles consentent à renoncer à la considérable manne financière apportée par les émergents trafiquants d’Avrankou, d’Adjarra, d’Ifangni. Au nom du rempilage de 2011, des Béninois peuvent encore se faire braiser par la faute des vendeurs de la mort.

Mourez par le feu jusqu’à la réélection !!!


Posté le 23/01/2009 | 239 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

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