Au feu!
Le
« kpayo » et l’émergence
mardi
20 janvier 2009
Arimi CHOUBADE
Rédigé
le 20 janvier 2009
Pauvre
du commissaire central de Cotonou. Obligé d’assister impuissant aux séances
périodiques de ramassage de pauvres hères braisés par la faute du
« kpayo ». L’essence de contrebande n’arrête plus de semer la mort.
Les coupables ? Surtout pas les contrebandiers que Constant Sossou n’ose
même pas nommer ; bien que tous les Béninois les connaissent – plusieurs
fois reçus en audience par le chef de l’Etat à
On ne
peut reprocher au premier flic de Cotonou de penser à ses épaulettes lorsqu’il
se rabat sur des complices imaginaires ; pêle-mêle : les logeurs de
vendeurs de « kpayo », les consommateurs, les voisins condescendants.
De quoi donner le change. Du cynisme pour conjurer l’accusation d’indifférence.
Pour ne pas avoir à passer les menottes à quelqu’un de bien précis surtout pas
à des « amis » du président de
La
pauvreté ! Voilà bien un coupable que les gloses sur une hypothétique
prospérité partagée ou une lointaine croissance à deux chiffres ne parviennent
toujours pas à éradiquer. Elle demeure plus présente que jamais après que le
pouvoir ait englouti des milliards en opération d’octroi de micro-crédit. Un
débat parlementaire a permis aux Béninois d’entendre de la bouche d’un ministre
du gouvernement de la vertu que des intermédiaires se sont enrichis dans cette
affaire, au détriment des présumés bénéficiaires identifiés. Or l’extrême
pauvreté reste le socle des gestes de désespérance les plus fous. Ailleurs, les
jeunes prennent le large à bord d’embarcation de fortune pour aller mourir en
mer à la recherche d’un mirage. Au Bénin, l’ultime refuge est le commerce d’un
liquide aussi volatile qu’inflammable que l’essence sans aucune précaution.
Le
procès en complicité fait aux consommateurs procède de cette manière avec
laquelle l’autruche affronte le danger. Si le commerce des produits pétroliers
en vrac vient à être reconnu comme normal, la consommation l’est aussi.
L’officier de police judiciaire qui incrimine cette consommation sait que sans
culpabilité, il n’y a pas de complicité. Au docteur-président de mettre les
jeunes au travail, de donner espoir à la vallée de l’Ouémé, grande pourvoyeuse
de contrebandiers, de traquer et de punir tous les détourneurs des fonds de micro-crédit,
comme il l’a promis à plusieurs reprises pour que le trafic d’essence prenne un
coup fatal. Faudrait-il, alors, demander aux sommités de Fcbe si elles
consentent à renoncer à la considérable manne financière apportée par les
émergents trafiquants d’Avrankou, d’Adjarra, d’Ifangni. Au nom du rempilage de
2011, des Béninois peuvent encore se faire braiser par la faute des vendeurs de
la mort.
Mourez
par le feu jusqu’à la réélection !!!

Commentaires
caals le 31/08/2009 à 19:45:50La faute du régime est d'avoir lancé très tôt l'initiative de lutten contre le Kpayo.
ET je pense avec vous que tout le monde cherche à profiter de toute situation.
Mais de là à vouloir montrer que le régie du changement est seul responsable. je dis non.
Ce n'est pas en 2006 qu'on a su que la vallée de l'Ouémé est riche. Ce n'est pas hier que le Kpayo a commencé. Ce n'est hier que la complicité entre cadres haut placés et responsables hiérarchique du kpayo a commencé.
la question auj est de savoir comment combattre ce mal qui s'avère nécessaire pour chacun.
Comment faire de la jeunesse le fer de lance du développement?
Sans chercher à jeter la pierre à qui que ce soit.
car en le faisant, elle risque de tomber sur notre tête. "On ne lance pas une pierre en l'air au milieu d'une foule où l'on se trouve et espérer ne pas la recevoir en retour"
Nous sommes tous fautifs de la présente situation.
Le libéralisme est passé par là et la quête du gain accroit l'avidité de ceux qui en ont les moyens.