"MA CONVICTION"

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Le rappel à l’ordre

de Dieu aux « Yayistes »

 

 

Par Frédéric Joël AIVO

www.joelaivo.info

 

« A Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César ».

 

Qui se prend pour Dieu sera rappelé à l’humanité par sa mortalité. Même ses seules difficultés, ses nombreux souhaits non exhaussés, ses préoccupations laissées insatisfaites et sa parole mielleuse mais impuissante parce que non suivie de solution lui rappelleront qu’il n’est qu’un homme parmi les hommes.

 

Cette maxime simplement imposée par le bon sens et la morale religieuse à laquelle nous avons tous été initié soit à l’Ecole coranique soit au Catéchisme semble de plus en plus ignorée. Elle est aujourd’hui foulée au pied par ceux à qui la course aux strapontins, aux prébendes du pouvoir fait perdre la tête. Non contents de présenter le Chef de l’Etat comme un Messie que l’Eternel nous a donné en cadeau, non contents de marteler que Boni YAYI est un don de Dieu venu sauver les Béninois, les mêmes thuriféraires assimilent le Président YAYI à Dieu. Boni YAYI lui-même a le triomphe modeste. Devant ses compatriotes invités au Palais, il signifiera à ceux qui en douteraient encore qu’au Bénin, après Dieu, c’est lui Boni YAYI. C’est entendu.

 

« Boni YAYI est plus que Dieu »

 

Mais les partisans du Chef de l’Etat ne sont pas rassurés que la leçon fut bien assimilée par les Béninois. Leur doute est fondé par « l’indiscipline » des Béninois qui contestent encore et toujours la supposée vision et les projets virtuels de Boni YAYI. Les critiques de partis politiques, les revendications de syndicats voire les grognes des citoyens indépendants sur les radios et télévisions non contrôlées les insupportent. Cette « indiscipline » et cette « indocilité » des Béninois leur donnent la preuve que Boni Yayi n’est pas encore pour nombre de Béninois, Dieu dont nul ne conteste ni l’existence, ni la suprématie.

 

Alors un ancien député, mon ami et frère Robert CAKPO se propose de le rappeler. Il croyait fait plaisir à son nouveau Chef, mais la plaisanterie a des limites surtout lorsqu’elle peut s’assimiler au blasphème. « Boni Yayi est plus que Dieu. Il est mieux que Dieu. Quand vous adressez vos prières à Dieu, il vous faut attendre un peu pour en avoir les résultats. Or Boni YAYI, dès qu’il le promet, c’est aussitôt fait ». Voilà en substance ce qu’a déclaré Robert CAKPO, ancien député. Ces propos firent peur à tous les Béninois. Tous les Musulmans, tous les Chrétiens comme tous les Vodounons prirent peur. Les athées qui ne croient même pas en Dieu ont été également assaillis par la peur. La peur et la panique des conséquences naturelles que ferait encourir un tel blasphème à un pays dont l’élu est proclamé « mieux que Dieu et plus efficace que Dieu ». Car, ces propos sont une provocation gratuite de la Nature.

 

Que diantre avons-nous fait pour que nos dirigeants ne veuillent cultiver que la provocation. Provocation des magistrats, provocation des journalistes, provocation des douaniers, provocation des centrales syndicales, provocation des étudiants, provocation de ses propres députés, provocation des partis politiques avais-je écrit dans mon tout dernier scanner. A la provocation des hommes, la majorité présidentielle ajoute la provocation de la Nature, celle de Dieu.

 

Mais la place de Dieu n’est pas discutable dans notre vie individuelle ou collective. Mais au Bénin du Président-Messie-Dieu, la place de l’Eternel est devenue discutable. La place de Dieu est mise en concurrence par quelques désespérés que manipulent sans état d’âme et avec cruauté, le Gouvernement. Ces désespérés de la vie politique béninoise sont perdus et errent à la recherche de tuteur. Ces désespérés, recrutés au PRD, à la RB, au PSD, mais aussi au MADEP ou encore au FARD ALAFIA sont précipitamment reconvertis au Yayisme. Le mode d’emploi et la notice de la reconversion au « Yayisme » prévoient trois étapes : D’abord, une marche de soutien avec des marcheurs recrutés et payés entre 2000 francs et 4000 francs. Ensuite une déclaration de ralliement en présence de quelques parrains de la FCBE et enfin une audience avec le Chef de l’Etat. C’est seulement après qu’ils peuvent suivre le Chef de l’Etat sur les chantiers de leur supposé fief.

 

Quand ces reconvertis ont fini le cycle, ils sont livrés sur le marché de la propagande et sont prêts à remplacer Jésus ou Mahomet sinon même Dieu par Boni YAYI. Au pire, la provocation des humains peut rester impunie et sans conséquence. Dans le meilleur des cas elle peut avoir une suite dans trois (3) ans derrière les isoloirs dans les urnes. Mais la provocation de Dieu ne saurait rester impunie. Dieu est magnani­me et peut tolérer les errements de ses fils. Mais en bon chrétien, je crois sincèrement que la magnanimité du « très haut » a des limites. C’est pourquoi, la crédibilité et la fiabilité de la parole de Boni YAYI, supposé plus diligent que Dieu, sont mises à rude épreuve. L’apologie creuse et les éloges vides prononcées par des gens qui n’y croient pas eux-mêmes se dégonflent d’elles mêmes. Tous les apostats qui comparent et préfèrent Boni YAYI à Dieu sont vaincus au nom de Dieu.

 

« Yagbe » ou l’offense à Dieu

 

Tout a commencé il y a environ trois (3) semaines à YAGBE à Akpakpa à Cotonou. YAGBE est un véritable réservoir de voix PRD. Un nid d’électeurs PRD. En pré-campagne, pardon, en visite dans un des quartiers populaires d’Akpakpa, plus précisément à YAGBE, le Chef de l’Etat s’arrête « par hasard », je veux le croire, devant une école primaire abandonnée. « Touché » comme à chaque fois par la misère de « son » peuple, il ordonne au génie militaire de détruire le bâtiment laissé en ruine par les régimes « incapables » afin d’y construire rapidement deux modules de trois classes. Les populations applaudissent naïvement de bonne foi et les chantres de l’émergence embouchent la trompette des miracles du Président-Messie, « Dieu du changement ».

 

Dans la foulée, le Gouvernement déroule la technique du mirage. Dans les médias comme sur le terrain à YAGBE. D’abord, les militaires s’engagent. Ensuite, Armand Zinzindohoué, Ministre des travaux publics répète le refrain déjà connu des Béninois : « Le Président YAYI aime son peuple. Il est proche de son peuple. C’est le Président du peuple. Il a un projet pour vous. Dès demain, des équipes techniques viendront évaluer vos besoins ». Et comme d’habitude, aussitôt dit, aussitôt oublié. Cap sur une autre commune avec les mêmes promesses mais décidément toujours sans suite. C’est donc à YAGBE que Robert CAKPO a poussé loin la provocation. C’est à YAGBE qu’il a décidé d’attirer sur Boni YAYI, la colère de la nature. La colère de la nature qui s’abat sur notre Chef se traduit par l’Etat de ruine de YAGBE. C’est peut être un rappel de Dieu qui met la parole de Boni YAYI à l’épreuve. Mais malheureusement, la colère de la nature met également le pays et son peuple en souffrance.

 

Depuis que Boni YAYI est proclamée Dieu, depuis que ses courtisans l’ont décrété plus efficace que Dieu, la réalité est celle-ci : Au 22 février 2008, l’école de YAGBE est toujours dans son état de ruine. Malgré la parole du Président de la République, malgré aussi les garanties données par le Génie militaire, malgré enfin les assurances du tonitruant Ministre des Travaux Publics, YAGBE reste une banale promesse de pré-campagne. Les populations qui ont applaudi regrettent de s’être inutilement fait mal aux mains. L’élu qui a mis Boni YAYI au-dessus de Dieu est introuvable. Le mercredi 20 février 2008, Habib KOUKOUBOU, un des jeunes talents du Paysage Audiovisuel Béninois a expliqué au Journal Télévisé de 13 heures sur CANAL 3 qu’il y a comme une revanche de Dieu sur Robert CAPKO et les commanditaires de sa provocation. YAGBE étant toujours dans son état de ruine et les promesses de Boni YAYI à YAGBE s’étant envolées comme une fumée.

 

La banalisation constante de la parole de l’Etat

 

Si mon frère Robert CAKPO avait été plus attentif à la parole mais aussi aux faits et gestes de son nouveau patron, il aurait tourné trois (3) fois sa langue dans la bouche avant de proclamer la suprématie de Boni Yayi sur Dieu. A mon frère et ami et à tous les apostats sans foi ni loi qui enfument les Béninois de leur encens nauséabond et toxique, je voudrais rappeler que si la parole de l’Etat avait encore un sens et du crédit au Bénin, ça fait longtemps que Global Com aurait dû être opérationnel. Le Gouvernement a dit aux Béninois que l’opérateur de téléphonie GLO, qui devrait nous sauver de la crise des GSM, serait opérationnel avant Novembre 2007. On est en février 2008 et toujours pas GLO. Le Chef de l’Etat a dit aux populations de la Vallée de l’Ouémé que la route Dangbo-Ouinhi-Kpèdékpé serait bouclée très rapidement. Visites sur visites, les travaux sont au même niveau, et l’impatience des populations n’a pas décidé le « Dieu » de la Marina à faire un de ses « miracles ». Demandez aux centrales syndicales s’ils ont eu ce que le Chef de l’Etat leur a promis dans le délai qui leur a été demandé. Même pas les mesures sans incidence financière. Demandez aux étudiants s’ils tiennent à ce que le Président YAYI leur verse son sang pour leur cause ? Demandez aux Béninois s’ils ont finalement eu la turbine à Gaz promise par le Gouvernement dans le délai de six (6) mois annoncés ? Demandez aux Porto-noviens s’ils ont reçu les 5 milliards promis par Boni YAYI un dimanche matin pour le lendemain matin pour la finalisation des travaux de construction du state Charles de Gaulle. J’arrête volontiers la liste. Restauration de l’autorité de l’Etat oblige.

 

Les promesses non tenues sont devenues ordinaires au Bénin. Les engagements pris mais vite ignorés ont été déjà expérimentés autant par les acteurs politiques que par les populations. Au nom de quoi donc élever Boni YAYI au-dessus de Dieu ? A quoi peut donc servir une provocation aussi gratuite ?

 

Le silence suspect des évangélistes du « changement »

 

Ce qui m’a le plus interpellé, c’est que cette offense à Dieu a été faite sans qu’aucune voix ne se soit élevée. Ni par le Chef de l’Etat lui-même qui pourtant professe sa foi en Dieu, ni par ses Ministres pasteurs. Cette offense à Dieu a été faite dans le silence le plus total. Pas une seule réaction des nombreux « born again » et des évangélistes à la mode, tapis dans les rangs du Palais, du Gouvernement et de « leur » société civile.

 

Et pourtant, ces « born again », ces évangélistes du « changement » sont si prompts à sortir commu­niqué sur communiqué. Ils sont si prompts à organiser conférence de presse sur conférence de presse, bref à monter au créneau à chaque fois que le moindre citoyen élève la moindre critique contre Boni YAYI. L’offense qui est faite à Dieu par un des reconvertis au « Yayisme » n’a hélas fait bouger aucun d’entre eux. Ils m’excuseront, je pense qu’un évangéliste qui se voit obliger de former un mouvement politique pour défendre, au nom de sa foi et d’une supposée « éthique », un Président de la République, mais qui n’est pas capable au nom de la même foi en Dieu de s’indigner contre la comparaison de Boni YAYI à Dieu, n’est qu’un trafiquant de « foi ».

 

Face au silence de tous ces  « born again », de tous ces hommes de « foi » qui prient avant toute réunion officielle, on peut être tenté de leur nier leur foi. On peut même les soupçonner de commercialiser leur supposée foi ou d’exploiter cette filière religieuse afin de s’assurer une promotion professionnelle et politique que leurs qualités intrinsèques ne suffiraient pas à garantir. Ce qui est sûr, Dieu, si haut, si éternel est étranger à leur activisme faussement religieux.

 

  Et pourtant, un ancien élu, nouvellement caurisant fraîchement initié au Yayisme suivant la notice et le mode d’emploi conçus depuis la Marina, a dit que « Boni YAYI est plus que Dieu ». Nos bonnes consciences, ces moralisateurs de la République n’ont rien dit. Ils se sont tus, sans doute convaincus que « Boni YAYI est plus que Dieu »

 

A quoi sert donc d’avoir une foi aussi fiévreuse, si ce n’est pas pour célébrer Dieu ?

 

Béninois, reprenez en cœur avec moi, « Seigneur pardonne-leur leurs péchés car ils ne savent pas ce qu’ils font ».

 

C’est ma conviction profonde.



Article ajouté le 2008-02-23 , consulté 896 fois

Commentaires


AYE le 23/02/2008 à 21:23:17
Merci jeune homme pour la guérilla sur le net. La real politique vous recommande de vous batre aussi sur le terrain avec le G13. Pardonnez leur leur trahison lors de l'élection de NAGO au pechoir. Pardonnez surtout DAYORI qui vous a tous trahi. Pasez le message à Amoussou au nom de la real politique.
L'enjeu, c'est la cour Constitutionnelle.
car sii jamais Yayi et ses tetes brulées-la controlent ;..

..nul ne peut prédire ce ke deviendra la politik béninoise.

Désolé. Mais Yayi ne me parait pas homme très équilibré par ces temps-ci.

Vous riskez d'avoir 6 Pasteurs les 7 conseillers de la CC en juin prochain.

Des Pasteurs ki veulent emprisonner un Député, 2ième vice-Ptd de l'AN au mépris de son immunité parlementaire sous prétexte ke cé la ''colère de Dieu ki'' ki le poursuit ainsi...ou annulent 3 fois le bureau de la CENA dans l'espoir de controler la structure....et truquer une nouvelle fois encore les élections.

Allez donc imaginer ce k'ils fera de la Cour Constitutionnelle pour les présidentielles de 2011...

Alors les gars réveillez-vous et unissez-vous pour faire tomber YAYI
Le Capo le 24/02/2008 à 00:36:47
Aivo , il me semble que tu as fait expres en occultant le clerge ainsi que tout le bazar islamique. Les Imams, l'eveque ainsi que tous les autres bondieusards sont donc d'accord que le petit Yayi Boni soit plus que Dieu. Qu'en pense Mgr Gantin qui a celebre une messe rigolo au debit du changement. Que l'epee de Dieu agisse.
RAS le 24/02/2008 à 12:19:31
J'avoue que je prends toujours du plaisir à te lire tellement tu es talentueux pour ne pas te comparer à DIEU!!!!!!!!!!!Je te trouve tellement pointu dans tes analyses que tu perdrais ton temps et ton énergie à répondre à ceux que toi-même tu qualifies de "born again".Loin de moi la prétention de te dénier ton droit à la parole mais je crains qu'on se serve de toi.
Mon éducation réligieuse m' a enseigné foi et respect envers DIEU l'Omniscient et le Miséricordieux.Ma foi m'a enseigné soumission totale en Dieu car Il est large en recompense positive mais aussi très dûr en châtiment surtout envers ceux qui lui trouvent des associés.Comparer un mortel à DIEU est la pire des mécréances.
Je t'y encourage dans ta détermination tant que tu trouves ton combat ligitime et ta cause noble.Mais il faut faire attention à la politique car comme le dit Bob marley dans ce domaine," your best friend could be your worst ennemi and your worst ennemi could be your best friend".
NEPO R. le 24/02/2008 à 12:27:48
C'est tout simplement sublimissime comme à l'accoutumée. Mention Excellent! Il faut absolument que cet article soit publié dans au moins deux (2) journaux à très grand tirage. M. AIVO, le peuple, le vrai, celui-là qui croit en l'idéal démocratique pour lequel il a irrémédiablement opté il y a 18 ans à l'historique Conférence des Forces Vives de la Nation, vous soutient et vous accompagne. Il sait surtout, il saura toujours reconnaître un digne fils. Bravo!
Bibi le 24/02/2008 à 15:08:12
Felicitations pour cette brillante analyse de la demagogie du changement qui cache bien des difficultes qu'eprouve toute l'equipe. A vaincre sans peril, on triomphe sans gloire. C'est dommage que le Benin soit toujours en train d'errer. Bientot deux ans d'errement de plus et le peuple vit sa misere au quotidien. Mais c'est heureux que le dieu du changement expose ses carences de si tot. De promesse non tenue en promesse non tenue, meme l'aveugle verra et le sourd entendra. Merci pour votre role de veillee citoyenne que vous jouez.
Saliou A. le 25/02/2008 à 09:31:59
Merci de rappeler à notre conscience collective que c’est le pays tout entier qui paiera pour la perdition des égarés du changement et des opportunistes du Yayisme.



Ceux là ont-ils la sagesse ?



Peut être faudra- t- il leur appeler que la sagesse au sens biblique et coranique du terme, est à la fois la connaissance de Dieu, la rectitude morale et un don prophétique. Elle est accordée aux prophètes comme une lumière intérieure et une règle de conduite.



Leur « dieu sur terre » a-t-il même la sagesse d’un prophète ?


ZEMBLA le 25/02/2008 à 09:50:19
Brillante analyse, même si l'on sait qu'elle est partisane. L'essentiel, c'est les faits analysés, commentés et argumentés. L'esprit critique est là sans insultes ni mensonges. Cet article doit impérativement être envoyé aux animateurs de beninhuzu.org, (trouvez le moyen) qui sont légers, superficiels dans leurs articles sans esprit d'analyse. Même si l'on est partisan, on doit éviter de tomber dans les insultes et éviter d'être grossier. Tel n'est pas le cas de ces pseudo journalistes ou je ne sais quoi de Beninhuzu.org qui dont les commentaires sont répugnants.
Aivo, attention à toi, car tu risques d'être évangélisé par le Dieu du changement au regard de ton talent qui n'existe pas dans son paradis pardon dans sa coalition.
Simon P. ADO le 25/02/2008 à 18:52:38
Merci infiniment pour ton analyse qui pose vraiment le problème “des trafiquants de la foi”. Malheureusement ce sont les plus nombreux par les temps qui courent. Le Seigneur reconnaîtra les siens.
Du courage pour votre combat qui devrait être celui de tous ceux qui aiment sincèrement ce pays.
patriotes le 26/02/2008 à 11:07:13
Ce blog n'est pas un tremplin pour l'incitation à la violence.

Merci pour votre compréhension
Gab Tchaou le 27/02/2008 à 10:26:49
je suis vraiment ému après la lectire de votre article qu'un ami béninois m'a envoyé puisque je réside actuellement au Burkina Faso. Je constate qu'il existe de vrais patriotes dans mon pays. Ceux qui passent leur temps à applaudir, à tenir de belles phrases, à faire l'éloge d'un chef d'Etat qui ne fait que parler sans agir se rendront compte qu'ils les vrais ennemis du peuple béninois. Comparer un Président à Dieu ; même les américains n'oseront pas aller jusqu'à ce point et tout cela pour un petit poste! j'ai honte à la place de certains hommes politiques et le Président doit prendre ses distances d'un certain nombre d'entre eux dans ses prises de contacts pour les échéances à venir .

sincèrement merci pour pour cet article qui je crois pourra éclairer quelques âmes politiques en perdition.

djedje le 27/02/2008 à 14:32:55
Chers amis laissez vos bavardages,
C'est vous qui perdez votre temps à lire ce que les supporters de Yayi écrivent. Il sont dans leur droit (comme vous). Seulement en réalité peut-on dire qu'il y a que des discours dans les efforts de Yayi? C'est un mauvais angle d'attaque de l'opposition, et beaucoup de mauvaise fois dont notre pays n'a pas besoin (suivez un peu les conseils de l'ambassadeur d'Allemagne près notre pays...). Il y a aujourd'hui des investisseurs qui osent pointer leur nez dans notre pays, c'est une preuve de confiance retrouvée en notre pays (la première fois depuis 50 ans). Il n'y a que vous qui y voyez 'que des discours'; ceux qui amène l'argent pour arranger les problèmes du pays ne sont pas sur la même longueur d'ondes que vous. Même si l'opposition arrivait demain au pouvoir ce qu'on a besoin d'entendre c'est qu'elle va poursuivre sur la même voie que yayi.
Le reste, on sait que vous essayez de défendre votre beefteck (par les temps qui courent c'est pas gagné). Mais de grâce, ne demandez pas à Yayi de contourner les règles démocratique en dédouanant des personnes qui sont poursuivies par la justice (indépendante de notre pays) et qui doivent rendre des comptes.
A propos, vous devriez bien le savoir, c'est quoi le deal entre Houngbédji et la France sur la tête du peuple béninois souverains? On sait que cela dure depuis plus de 15 ans, mais on aimerais en savoir un peu plus, sur ce que Houngbédji compote faire de ce pays!
AYE le 03/03/2008 à 15:33:19
Animation de la vie politique au Bénin
Un débat contradictoire s’impose entre le porte parole de la Présidence de la République et celui du Prd

Qu’on se souvienne que depuis l’arrivée au pouvoir du docteur Boni Yayi, seul le Renouveau Démocratique de Maître Adrien Houngbédji a de façon sincère et ouverte affiché son opposition à ce gouvernement. A cet effet, le jeune juriste Frédéric Joël Aïvo porte parole du Prd a formulé des critiques constructives à l’égard des actions du Président Boni Yayi. Cet jeune juriste politologue et très percutant dans ses analyses a fait ses preuves ailleurs notamment à Lyon à Grenoble et à Paris en France. Il s’est souvent attaqué et sans ambages aux actions du chef de l’Etat notamment :

La gratuité de l’enseignement primaire et maternel au Bénin,

La gratuité des soins aux enfants de moins de 5 ans

Les remaniements techniques et gouvernementaux du Président Boni Yayi.

La privatisation de la Sonapra et la création de la Sodeco.

La question de délestage dans nos grandes villes et la question des turbines à gaz.

La suspension des réseaux Gsm

La suspension des décisions de justice notamment celle relative aux affaires domaniales

Et bien encore à l’exercice même de la fonction présidentielle par le Président Boni Yayi.

Frédéric Joël Aïvo n’est pas allé par quatre chemins pour critiquer comme il aime bien à le dire : ‘’La théâtralisation, la spectacularisation, et la folklorisation de la fonction présidentielle par le Chef de l’Etat. Ce jeune juriste au cours de ces différentes émissions télévisées et radio diffusées a fait l’expérience des hommes politiques proches du gouvernement Yayi Boni, des Conseillers du chef de l’Etat et même des chargés de mission du président de la République. Ce dernier a souhaité un débat contradictoire avec n’importe quel ministre du gouvernement et depuis lors n’a pas trouvé un concurrent de taille tout comme si tous les ministres du gouvernement du changement avaient peur de cet juriste très éloquent et très convainquant selon l’opinion publique nationale.

Maître Lionel Agbo un autre juriste, un éminent Avocat reconnu au plan national et international et dont les qualités et les compétences ne font l’objet d’aucun doute se trouve aujourd’hui porte parole de la Présidence de la République. Ce dernier a donc un grand défi a relevé pour soigner l’image du gouvernement. Alors un débat contradictoire s’impose entre Maître Lionel Agbo et le docteur Frédéric Joël Aïvo sur les questions brûlantes de l’actualité nationale.

Maître Lionel Agbo après sa sortie médiatique au sujet des journalistes de la Presse Béninoise doit maintenant sortir du palais de la Marina pour montrer et prouver ce dont il est capable face à Frédéric Joël Aïvo. Tout le peuple Béninois souhaite et attend vivement ce débat contradictoire entre ses deux hommes de qualités de notre pays.

Wait and see
abibou le 03/03/2008 à 15:41:13
toi tu n'as rien compris Djedje. L'Allemagne comme tout pays n'a pas d'ami mais des interret. Au lieux de critiquer les députés, pourquoi ne s'en prend - il pas au gouvernement qui est en campagne depuis trois mois?

Il n'osera pas! Yayi le déclarera personna non grata. Ce blan est un poltron! un atotonon!
et toi djedje tu est son adjoint.

Quand au deal entre Houngbédji et la France sur la tête du peuple béninois souverains depuis 15 ans, il n'est que le fruit de ton imagination proportionnelle à ton petit cerveau.

sans rancune cher ami
djedje le 05/03/2008 à 14:35:59
Pas d'insulte sur ce blog

Merci
Spartacus le 12/03/2008 à 13:20:01
Merci Joël pour la pertinence habituelle de ton analyse. L'intervention de l'ex-honorable Robert CAKPO, est simplement malencontreuse et malheureuse. Et le fait que le ni Chef de l'Etat, ni ses ''thuriféraires'' comme tu dis, n'aient pas jugé utile de relever habillement la sortie, de ce Monsieur, qui multiplie les appels du pied pour son initiation et son acceptation dans la confrérie Yayiste, illustre la convergence de vision. (Puisse son appel être enfin entendu.) Ne trouvez-vous pas la récurrence des allusions à l'égalité de Dieu, d'abord avec Yayi Boni Lui-même, ses sbires et le malheureux Robert Cakpo qui, lui penche carrément pour la supériorité par rapport à Dieu? Pardon pour lui.
On n'y fait pas assez attention, mais nous nous acheminons inexorablement vers un phénomène que je vous laisse qualifier, mais qui a fait ses sinistres preuves au TOGO sous feu Président Eyadéma. ''Ces Propos, les marches quotidiennes, la monopolisation systématiques des chaines de télévisions nationales, surtout celle publique où on fait la promotion des médiocres comme Annick Balley, pourvu que lors de semblant d'interviews, ils permettent à Yayi Boni et ses caciques, d'haraguer, sans contradiction aucune, et j'en oublie. C'est dommage mais j'ai l'impression qu'on recule.
Enfin il a été fait allusion à Lionel AGBO. Il faut le comprendre. L'homme a faim. Après les déboires (Déguerpissemnt pour incapacité de s'acquitter des charges de son cabinet: Loyers, Taxes, factures d'Eau et d'Electricité, charges sociales....)Me AGBO était obligé d'accepter le premier emploi qui pourrait lui éviter la déchéance. Et quoi de plus normal, qu'il pousse la reconnaissance pour son employeur jusqu'à la bêtise!!! On le comprend: ''Demandez pas à un ventre affamé d'être raisonnable encore moins honorable''.

Spartacus

Kefa le 08/04/2008 à 22:35:36
Malgré le rappel à l'ordre: Rendez à Cesar ce qui est à Cesar et à DIEU ce qui est à DIEU, nous sommes restés sur notre soif à ce que les pasteurs yayistes fassent une rectification des propos blasphématoires de l'agité robert, oui, rien jusqu'à présent. Cela montre qu'ils ne sont pas vraiment des serviteurs de DIEU mais de l'autre. J'invite les Dignitaires des réligions toute tendance confondue à prendre de la hauteur en réaffirmant publiquement la place de DIEU.
Merci

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