"MA CONVICTION"

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Dangereux précédent dans le financement de la campagne électorale des élections municipales :


LE BENINOIS LIBERE  - - 29 avril

Nago pioche dans les caisses de l’Assemblée
(Yayi Boni coule des larmes de honte, lui qui "n’aime pas ça")

  

L’erreur est humaine mais persévérer dans l’erreur est diabolique. Le président Nago, après analyse, fait plus de tord que de bien au Changement et à Boni Yayi. Certains disent déjà qu’il aurait fallu que Boni Yayi ne le proposât à ce poste. Et pour cause, le tout puissant roi du parlement béninois vient de commettre un gros impair dans le cadre des municipales et communales du 20 avril dernier. L’homme de Yayi vient de piocher dans les caisses de l’Assemblée pour faire confectionner à coups de millions des milliers de calendriers à sa gloire, à son effigie pour faire campagne dans les localités de Bopa, de Lokossa, de Grand-Popo, de Houéyogbé et environs. Il a laissé quelques exemplaires desdits calendriers au profit des parlementaires et le gros lot pour les localités sus-citées. Le sujet a retenu l’attention de certains membres du bureau de l’assemblée qui, tout en boudant la rencontre d’hier après avoir boycotté celle du vendredi 25 a apprêté une série de questions qui feront exploser le parlement prochainement. Les députés s’étonnent et se demandent pourquoi c’est en période électorale que lesdits calendriers ont été confectionnés et livrés. Du côté des députés de la mouvance présidentielle, c’est la désolation. Ils regrettent que Nago n’ait pas eu l’intelligence de positionner ce business vers la fin de l’année pour tout au moins faire croire qu’il s’agit de gadgets de fin d’année même si l’effigie sur lesdits calendriers a de quoi vendre la mèche sur les intensions réelles qui sous-tendent leur confection. Toute chose qui va faire honte à Boni Yayi habitué à un discours de tolérance zéro pour la corruption, la mauvaise gestion et l’utilisation des fonds de l’Etat à des fins électoralistes et personnelles. Du côté des membres du bureau de l’Assemblée en l’occurrence ceux qui ne sont plus totalement d’accord avec le chef de l’Etat, Nago, vient d’en ajouter à la liste des griefs qu’ils brandissent contre lui. Et pour cause, il n’a même pas pris le soin d’informer la conférence des présidents avant de réaliser son rêve personnel de s’immortaliser sur des calendriers en pleine période électorale. Tout ceci vient poser de nouveau le problème de sa destitution. Et là, c’est le Chef de l’Etat lui-même qui est personnellement interpellé. Faut-il qu’il continue de soutenir Nago la principale source de ses désaccords avec le G13 surtout que le protégé continue de multiplier bourdes sur bourdes ? Les autres députés dans une immense majorité apprêtent déjà deux questions essentielles. Primo, interroger Nago sur le coût de réalisation de ces calendriers. Secondo demandé à Nago si les caisses de l’Assemblée sont-elles destinées à financer la campagne des Fcbe. Au lieu que l’après élection donne lieu à une accalmie au niveau du parlement, Nago vient de relancer la saison des intrigues à l’Assemblée nationale relançant du coup la question de sa destitution. A Boni Yayi maintenant de voir en bon docteur s’il faut ou s’il ne faut pas amputer un membre gangrené au risque d’y laisser sa vie.

L’autre bombe à retardement

Décidément, Nago ne veut pas faciliter les choses à son protecteur Boni Yayi. Pour un professeur d’université, les reproches à son encontre sont déjà trop. Surtout quand on le sait proche d’un Boni Yayi qui doit faire de son image une virginité de jeune fille vu qu’on évolue à grands pas vers la présidentielle de 2011. L’autre bombe qui va faire exploser le parlement dans les jours à venir a pour nom la gestion des missions à l’étranger. Les parlementaires se désolent de voir que même sur ce terrain, Nago fait du favoritisme, du copinage et du clientélisme véreux. A Porto-Novo, sous Nago, ne va pas en mission qui le mérite mais plutôt qui est soit dans le cabinet Nago soit qui appartient à son périmètre immédiat et étant de sa localité. A moins de s’appeler Amissétou que certains parlementaires de l’opposition taquinent de la deuxième épouse de Nago allusion faite à son omniprésence dans les missions à l’étranger. Ceci même si elle n’a aucune qualité pour représenter le parlement béninois. Par exemple sur des missions qui portent sur l’eau, sur l’énergie, sur la santé, ou même sur les chemins de fer, c’est toujours elle avec le constat répugnant qu’elle n’a jamais présenté le rapport de sa première mission jusqu’à la plus récente

Aboubakar SIDICK




Article ajouté le 2008-04-29 , consulté 154 fois

Commentaires


la réalité politique imposera une coalition le 29/04/2008 à 20:00:07


Selon des sources généralement crédibles, le mastodonte Rb refuserait de prendre la main tendue du Président de la République à l’issue de la première partie, essentielle, du scrutin municipal et local du 20 Avril dernier. Selon toutes vraisemblances la volonté du chef de l’Etat est de faire en sorte d’avoir un gouvernement de large union nationale qui conduirait au moins un temps les affaires nationales et qui ramènera une certaine stabilité politique. Le motif principal de la Rb serait, on s’en doute, l’expérience réciproque qu’ont les principaux acteurs de leurs échanges c’est-à-dire, Thomas Boni Yayi et Nicéphore Dieudonné Soglo. Deux hommes qui se connaissent pour avoir collaboré et eu en commun le partage du même groupe politique – la Rb. A cela il faut ajouter les différentes tractations de l’entre deux (02) tours de la présidentielle 2006, les engagements contractés de part et d’autres et les suites qui en ont découlées. Là, visiblement les responsables de la Rb n’ont pas apprécié les évènements et cela, ils n’ont jamais manqué de le signifier. Pour eux, l’entente des deux (02) tours n’a été qu’un accord de dupes à leurs dépens. Après cela, d’autres espoirs sont nés ont été entretenus mais n’ont pas été mieux lotis. Depuis lors, c’est en chiens de faïence qu’ils se regardent avec le pouvoir. Des raisons subjectives qui se fondent sur l’expérience vécue mais qui ne tiennent pas compte de la Réal politik.

Un compromis nécessaire pour toutes les parties

Même si les groupes politiques de la Rb du G4 du Prd ou du G13 n’acceptent pas dans l’immédiat de rejoindre les Fcbe et le président Boni Yayi, cela finira par s’imposer à eux à un moment où l’autre. Seulement à ce moment rien ne garantit que leur interlocuteur serait disponible à les recevoir. En attendant cette fâcheuse hypothèse, Les raisons sont toutes simples. Aujourd’hui les Fcbe quelques soient les résultats définitifs des Urnes auront été amochés, affaiblis par la confrontation avec les autres forces du landernau politique béninois. Les conséquences à en tirer sont qu’à l’étape actuel Boni Yayi pourrait peut-être, mais ne devrait pas vouloir diriger le pays en cavalier solitaire avec des fantassins, qui de toutes évidences ne font pas le poids. Autrement ceux-ci auraient pu rapporter au cour de la dernière joute électorale largement plus que le butin amassé pour le camp présidentiel. Du coup une nouvelle réalité s’est imposée au Docteur Boni Yayi qui, malgré ses aptitudes n’en est pas moins un néophyte en politique. Une révision de sa stratégie de gestion du pouvoir, ce qui implique qu’il fasse appel à d’autres forces pour participer à son œuvre de construction. Donc, faire appel à de nouveaux alliés qui eux gagneront en retour les dividendes de leur participation à la gestion au sommet, de l’appareil d’Etat. En d’autres termes ceux qui répondront à l’appel à la formation d’un gouvernement d’union national, gagneront les avantages de leurs fonctions en nature et en prestige. Ils assoiront ainsi une sorte d’aura même si conséquemment ils devront répondre comme comptables de la gestion des années Boni Yayi à la fin du quinquennat. L’appel du Président de la République à l’attention de la Rb pourrait dans l’absolu être perçu comme un signal fort d’apaisement. Comme tel, c’est un geste appréciable que le parti de Rosine Soglo devrait plutôt saisir, car même si la Mairie est un refuge certain pour les 5 prochaines années, cette aubaine pourrait permettre de redorer le blason et revigorer ce parti que d’aucuns taxent volontiers de familiale. De sorte qu’un ou deux, voire 3 ministres Rb dans un gouvernement Fcbe laisserait des places à la mairie de Cotonou pour d’autres, si tant est que les procédés de désignations dans ce parti répondent à une logique familiale. Mieux, la participation à un gouvernement dans une période d’accalmie électorale (2 ans) avant 2011 mettra en exergue de nouvelles personnalités politiques qui pourraient animées le parti ou suppléer valablement les leaders actuels. Or, dans le cas contraire, le jeu des défections dû aux frustrations et aux intrigues aura plus que jamais libre cours. Sommes toutes, si Boni Yayi a actuellement besoin de se reconstruire après les communales et locales, la Rb en a pas moins besoin.

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