"LE BLOG DU Pr JOËL AÏVO"

RAPPORT GENERAL DE LA RENTREE COMMUNE DU G4, G13, et FORCE CLE

BOHICON LES 28 et 29 novembre 2008

 

 

 Mesdames et Messieurs,

 

Voici neuf cent cinquante quatre (954) jours que tous ici, enthousiastes et pleins d'espoir, avons apporté notre soutien, soit à l'accession du Président YAYI BONI à la magistrature suprême de notre pays, le Bénin, soit  à son souhait exprimé, de gouvernance paisible et concertée en vue de la réalisation du changement auquel nous aspirions tous.

 

Depuis lors, l'attitude de toute la classe politique a été d'observer une sorte de trêve et de donner une chance sûre de succès à un homme que nous avions tous identifié et reconnu comme nouveau dans le jeu politique qui avait cours dans notre pays depuis la Conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990.      

 

            C'est seulement ainsi qu'il faut comprendre le ralliement de toute la classe politique derrière le Président YAYI BONI, et surtout le refus obstiné et responsable du Président Adrien HOUNGBEDJI, son challenger du 2è tour de l'élection présidentielle de 2006, de planter le décor attendu par tous, d'une opposition qui ne ferait à ce moment là, que plus de mal au pays.

 

Non, il avait déclaré comme tous ceux qui aspiraient au changement, qu'il soutenait le programme du Président YAYI BONI.

 

L'esprit de consensus des Béninois qui a émerveillé le monde en février 1990, venait, une fois encore, par ces faits, donner une nouvelle leçon de notre attachement à l'intérêt supérieur de la nation.

 

Cette année-là, les enfants du Bénin, debout, ont répondu à nouveau, sans faiblesse, avec courage et pleins d'allégresse, à l'appel de la patrie. Ils ont chanté du fond de leur cœur, notre hymne national.

 

Depuis, la classe politique béninoise s'est inscrite dans la voie de tous les sacrifices dont les bénéficiaires semblent n'avoir jamais mesuré la portée.

 

            Neuf cent cinquante quatre (954) jours donc, de vains espoirs, de sacrifices, de patience, d'observation et d'abnégation, ponctués d'épreuves d'humiliation, d'agression, de menaces, d'intimidation, et de pratiques anti-démocratiques. 

 

Au cours de cette période, les Béninois témoigneront avoir suivi les cris d'alarme, les avertissements, les appels au respect des principes fondamentaux de la démocratie lancés sans cesse, par les animateurs de la vie sociopolitique du Bénin. Vous avez trop klaxonné, l'obstacle vous lorgne et ne bouge pas.

 

Il était à peine temps, que la classe politique marque un arrêt pour évaluer le chemin parcouru, faire l'état de la démocratie, et se prononcer sur la gestion de notre pays par le Pouvoir dont les principaux meneurs ont eu jusqu'ici, l'excuse de n'avoir pas été de véritables acteurs de la Conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990.

 

C'est dans ce contexte et pour ces raisons que, chers séminaristes, vous avez décidé de tenir les présentes assises.

 

Oui, vous avez décidé devant l'histoire, de prendre vos responsabilités face à la situation inquiétante de la gouvernance au Bénin.

 

Le ciel béninois s'est assombrit, l'obscurité prolonge la nuit.

 

Le peuple est progressivement emparé  par l'angoisse. Il se demande que faire ? Il commence à désespérer.

 

Messieurs  les Présidents Nicéphore SOGLO et Bruno AMOUSSOU, il devient pressant que le soleil de la RB et du PSD, vos Partis, déchire l'horizon.

Il est urgent, Monsieur Séfou FAGBOHOUN, que le coq chante pour annoncer que le soleil va apparaître.

 

Monsieur Adrien HOUNGBEDJI, le peuple perd espoir. Faites-nous la magie de l'espoir de votre arc-en-ciel pour que nous  soyons assurés qu'il s'agit de simples nuages annonçant la pluie.

 

Lazare SEHOUETO, tous comptent sur vous pour passer cette porte lourde qui empêche de faire un pas dehors pour voir le rayon de lumière porteur de l'espoir. Faites usage ici et maintenant, de votre clé.

BAKO ARIFARI Nassirou au secours avec votre technique extraordinaire de conjugaison des forces et le courage d'action du G13 pour que tous ceux qui doivent agir n'aient pas peur et le fassent de façon synchronisée et infaillible.

 

         Messieurs les Présidents, chacun de vous a décidé de jouer sa partition pour que le Bénin soit sauvé. En donnant l'exemple par votre initiative de tenir ces assises, vous avez invité les enfants du Bénin à venir boucher de leurs doigts, la jarre trouée par une certaine pratique dans la gestion des affaires de notre pays. Oui, l'unité fait la nation ; c'est le thème de la présente assise que vous avez décidé de convoquer.

 

Mesdames, Messieurs les Séminaristes,

 

Voici, en pdf , l'intégralité du discours       



10/12/2008
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