Après l’insuccès des Fcbe dans des localités stratégiques:
La raclée inattendue subie par les Forces cauris pour un Bénin émergent dans certaines localités du Bénin, donne du fil à retordre à certaines personnalités qui se sont illustrées ces derniers temps comme étant les seuls ardents défenseurs du changement prôné par le chef de l’exécutif, Yayi Boni. Du coup, ces personnalités se sont cachées, certainement, parce qu’elles ne savent pas à quelle sauce elles seront mangées lorsque le docteur prendra sa plume pour renouveler son gouvernement dans les tout prochains jours.
Ne pas les voir sur les écrans de la télévision nationale, était presque impossible. A presque toutes les éditions, ils sont les invités du journal télévisé. Mais depuis le 21 avril, leurs images ne sont plus fréquentes sur la télévision nationale. Où sont ils passés ? Et pourquoi ? Ils ne sont quand même pas au même moment tous hors du territoire national. Manquent-ils de sujets pour ne plus se faire inviter du journal télévisé ? Ou bien s’agit-il d’un début de prise de conscience, que la télévision nationale est un média du service public ? Un organe de presse du contribuable béninois ? Et donc qu’ils ne doivent pas être les seuls à inonder les écrans de la télévision nationale de leurs images. Si telle est la raison qui sous-tend leur absence ces derniers moments sur les écrans de la télévision nationale, alors, il s’agit tout simplement d’un début de sagesse. Ils, ce sont certains ministres de la République, appelés pour servir le peuple par le président Yayi Boni. Ils, ce sont aussi les nombreux conseillers techniques, les portes paroles et autres collaborateurs du premier magistrat. C’est vrai que le pouvoir transforme. Il corrompt même. Cependant, ceux qui font avec dextérité, abnégation, professionnalisme la mission à eux assignée, tout en sachant se médiatiser, évitent d’être des agresseurs du peuple. La venue de Yayi Boni au pouvoir en 2006, a été l’œuvre de la majorité du peuple béninois, avec à sa tête, certains compatriotes qui ne font pas tous partie du régime actuel. Des Béninois ont risqué leur vie entre Cotonou et Lomé depuis 2002, à la recherche de Yayi Boni. Aujourd’hui, ils sont considérés par certains collaborateurs du chef de l’Etat, en mal de popularité, comme des adversaires du changement et sont ainsi voués aux gémonies. Ils ont tout fait pour écarter les vrais, ceux qui étaient à l’avant-garde du changement. Oubliant que c’est Yayi Boni qui est l’élu du peuple et qui doit lui rendre compte dans cinq ans. Oubliant aussi qu’ils ne sont que des collaborateurs nommés et qu’ils doivent partir un jour avant Yayi Boni. En toute chose, il faut savoir raison garder. C’est cela le bon sens suivant la philosophie de Descartes. Car aucun de ceux qui s’agitent autour du chef de l’Etat, ne lui rend véritablement service. Et autant qu’il plaira au chef du gouvernement, il procèdera à des remaniements ministériels. Ce faisant le président mettra un terme au zèle de certaines personnalités qui sont ses collaborateurs et qui n’ont pas de bases électorales. L’accomplissement des missions régaliennes ne confère pas aux techniciens une cote de popularité. C’est là l’erreur ! Ils pensaient qu’en se médiatisant, qu’en saisissant toutes les occasions, même inopportunes, pour attaquer les hommes politiques dans l’optique de les détruire, ils se rendraient populaires. Mais le peuple, seul détenteur de la souveraineté, est conscient. C’est pourquoi, dans certaines localités, Fcbe a subi des raclées. Mettant en déroute ces personnalités qui, assurément, avaient promis ciel et terre au chef de l’Etat, lors des élections municipales, communales et locales. Ils ont été désillusionnés. Ils sont désormais à la base des mouvements de protestation et de contestation des résultats des scrutins du 20 avril et du 1er mai 2008. En somme, des manifestations de trouble à l’ordre public. Heureusement, le ministre en charge de la sécurité publique, le général de division Félix Hessou a pris très tôt ses responsabilités en interdisant ces mouvements cyniques qui portent gravement atteinte à l’environnement et à la libre circulation des personnes et des biens. Car, dans un Etat de droit comme c’est le cas au Bénin, il y a des voies de recours, lorsqu’on n’est pas d’accord avec quelque chose. Il est d’une évidence certaine que depuis le début du renouveau démocratique au Bénin, il y a maintenant 18 ans, les Béninois ont toujours fait confiance aux institutions de la République. Et en matière de contentieux électoral dans le cadre des élections municipales, communales et locales, c’est la Cour suprême qui est chargée de dire le droit. Car, la Commission électorale nationale autonome (Cena) qui est une institution ad hoc, peut se tromper dans la proclamation des résultats. Il revient à ceux qui ne se retrouvent pas à travers cette proclamation de saisir la cour suprême avec des preuves irréfutables pour lui permettre de statuer valablement pour délibérer. Ce n’est pas une raison pour que les partisans de la même tendance politique, celle qui est au pouvoir, se mettent dans les rues avec des branchages en main en scandant des slogans hostiles. C’est une double entrave que le peuple ne saurait tolérer pendant longtemps. De toutes les façons, si le chef de l’Etat n’a pas encore compris que ces personnalités ne lui rendent pas service, il en apprendra à ses dépens. Car, il est plus qu’urgent de procéder à un remaniement systématique du gouvernement et de faire taire des conseillers qui pensent toujours que ce sont eux seuls qui font le changement, agaçant ainsi le peuple. Il est grand temps de donner des instructions fermes aux collaborateurs pour qu’ils libèrent les écrans de la télévision. Cela soignerait davantage l’image du président Yayi Boni.
Jean-Claude KouagouA découvrir aussi
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