"LE BLOG DU Pr JOËL AÏVO"

Pour avoir mal accompli leur mission aux élections :

Des ténors du pouvoir encourent des sanctions


Écrit par Le Matin du 27/05/2008   

La Fcbe a réalisé de bons scores dans plusieurs circonscriptions lors des dernières élections. Mais elle a également perdu du terrain dans certaines localités où l’alliance n’a pu avoir les résultats escomptés.

 

D’autres partis ou forces politiques ont devancé la Fcbe par rapport au nombre de conseillers qu’ils ont pu faire élire. La responsabilité de certains ténors du pouvoir est engagée puisqu’on leur a confié des missions spécifiques. Mais ils n’ont pas été responsables de la mauvaise gestion des ressources allouées à la campagne ou prévues pour les élections en général. D’autres ont procédé à des positionnements anarchiques de leurs proches sur les listes ou favoriser des candidats non représentatifs. Ailleurs, des cadres en qui le chef de l’Etat a fait confiance et qui donnaient l’apparence d’avoir des atouts pour réussir aux élections ont fait piètre figure sur le terrain. Leur incapacité à convaincre les électeurs lors de la campagne et leurs discours parfois tendancieux ou tapageux ont été la source de nombreux conflits et divergences qui ont fait perdre des voix à la Fcbe dans certaines localités ou les forces acquises au pouvoir pouvaient ratisser large. Le chef de l’Etat ou son gouvernement devra-t-il continuer de collaborer avec ces cadres et candidats défaillants ? Ce n’est évident. « Des têtes vont tomber », comme le dirait l’autre. Mais autour de qui plane l’épée de Damoclès ? Il s’agit probablement de certains ministres, conseillers, leaders de partis ou coordonnateurs Fcbe qui ont échoué dans leur mission. Des sources concordantes révèlent que ceux-là encourent des sanctions. Certains seront peut-être limogés de leur poste de responsabilité. D’autres se verront retirer ou supprimer des avantages et des privilèges et ne pourront plus jouer d’importants rôles dans le sérail du pouvoir. Tout se passera certainement sous l’autorité du chef de l’Etat et débouchera sur la promotion de nouveaux cadres et hommes politiques. Ce qui est certain est que le président Boni Yayi changera de stratégie, vu les résultats enregistrés et notamment la contre-performance de la Fcbe au cours de ces dernières élections.

Cette option permettra-t-il au pouvoir de renverser la tendance et de rallier une majorité d’électeurs à sa cause avant la date fatidique de 2011 ? Les données se préciseront dans les tout prochains jours.

Pour certains, le remaniement ministériel est incontournable et le grand défi qui attend le pouvoir de Boni Yayi, c’est de ramener les enfants prodigues au bercail pour s’assurer une marge de manœuvres dans son plan de reconquête du pouvoir en 2011.

 

Euloge R. GANDAHO 



27/05/2008
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