"LE BLOG DU Pr JOËL AÏVO"

Agrément exclusif accordé à la Société BSAT pour la sécurisation des véhicules d’occasion.

Le Béninois libéré 21 juillet 2008 ANNONCES

  De la corruption ‘’Ganan-Ganan’’
(Et pourtant Yayi dans ses actes marchait contre ce fléau)

A la demande des lecteurs et des âmes allergiques à la corruption dans toutes ses formes et surtout sous le changement, nous livrons l’autre manche du caractère vicieux de l’arrêté interministériel n°0019/MEPDEAP/MDCTTP-PR/MEF/CTET-PR/DAPP/PAC/DGDDI/SA portant Fixation du Barème des tarifs, des taxes et des redevances des prestations relatives à l’enlèvement des véhicules d’occasion en transit au Port de Cotonou et aux frontières terrestres. Ledit arrêté actuellement source de tension entre le Ct Badarou, le Dg Douane Sagbo et les opérateurs de l’espace portuaire comporte entre autres des articles qui traduisent la présence autour du chef de l’Etat, d’éléments hautement corrompus qui travaillent pour le compte de leurs propres intérêts que ceux de l’Etat qu’ils sont sensés servir. Ce que Boni Yayi ne sait certainement pas. En effet le dit arrêté a octroyé par les soins du ministre Pascal Iréné Koupaki, l’agrément n° 002/Com.Min. pour la gestion de la sécurité du transfert des véhicules d’occasion du Parc Tampon Unique du Port vers les parcs de vente pour compter du 23 juin 2008. Cette exclusivité accordée à cette société montée de toutes pièces pour les besoins de la cause sans référence utile est actuellement objet de toutes les contestations aussi bien dans le monde des gestionnaires de parcs, des sociétés d’assurances exerçant au Bénin, que des sociétés privées évoluant dans le secteur de la sécurité et surtout dans la police. En effet, la société Bsat puisqu’il s’agit d’elle, aurait été montée aux dernières nouvelles par des ministres de Boni Yayi à une réunion dans un complexe hôtelier non loin de Porto-Novo et confiée à des tiers pour brouiller les pistes. Même si cette révélation peut être contestée parce qu’il n’y a pas du moins pour l’instant des documents écrits qui lient la société Bsat à ces deux ministres de Boni Yayi et l’un de ses conseillers techniques, il n’en demeure pas moins vrai que la création et l’octroi de l’agrément à cette société se sont déroulés dans des circonstances très peu orthodoxes. Et c’est à ce niveau même que les Béninois se posent des questions quant à la franchise de collaboration entre Boni Yayi et son ministre Iréné Pascal Koupaki. Car nombreux sont ces cadres promotionnels de Koupaki qui à la vue de la supercherie ont failli avaler leurs langues parce que surpris de voir au bas de l’agrément la signature d’un cadre aussi pointu que Pascal Koupaki.

Le double jeu de Issa Badarou
La preuve même du caractère suspect de cet arrêté est que le géniteur principal qui a su jouer aussi bien les membres du comité ministériel que les membres du comité sensés accoucher des propositions entrant dans la formulation du présent arrêté interministériel, Issa Badarou est actuellement entrain de demander pardon à des groupes pour obtenir de ceux-ci leur adhésion à sa cause. Avec pour récompense l’obtention à leur profit des avantages du genre, la création d’un troisième parc de regroupement. Mais la chose ne prend pas, puisqu’à l’unanimité, les concernés ont compris que Issa Badarou veut bien se servir d’eux pour faire passer sa pilule. Des réunions se sont multipliées en vain du jeudi au samedi. Issa Badarou à travers l’arrêté interministériel imposé à la République et au port a montré une des faces cachées du changement. Une chose qui peut être rangée directement dans la rubrique sombre des pratiques de la corruption. Et quant on sait que le changement a prôné et crié sur tous les toits la lutte contre ce fléau centenaire, il y a de quoi se poser la question sur la sincérité des actes et promesses du chef de l’Etat, le docteur Boni Yayi. Certaines mauvaises langues se délient déjà et parlent d’une complicité du chef de l’Etat assimilant ainsi son silence à une adhésion à ce qui est entrain d’être fait. On peut dire que c’est mal connaître le docteur Boni Yayi qui est revenu dans ce pays sur certains dossiers de corruption alors même que ceux-ci avaient reçu l’assentiment du conseil des ministres. Il n’est pas un crime de se tromper mais c’est persévéré qui est diabolique. Boni Yayi a été suffisamment informé par les contestations attendues ça et là pour prendre la décision qui sauvera le secteur de véhicules d’occasion et qui surtout renflouera les caisses de l’Etat. Car faut-il encore le rappeler, c’est pour donner priorité aux caisses de l’Etat que Boni Yayi a retiré l’escorte des véhicules d’occasion à Défi emploi jeune escorte du Bénin. Qu’on apprenne aujourd’hui que cette même activité souffre de la fuite de l’argent des caisses de l’Etat pour les poches des princes du régime, il y a de quoi crier et décrier le changement.

La magouille
L’actualité étant pour le moment à l’octroi de l’exclusivité de l’activité de sécurisation des voitures d’occasion à la Bsat, en attendant d’évoquer les autres ombres suspectes de l’arrêté interministériel, il importe de faire la lumière sur le dysfonctionnement, la dichotomie qu’il y a entre ce qu’on a donné à la Bsat et les qualifications de cette dernière. Peut-on confier la sécurité des marchandises à un tiers, un quidam qui n’a aucune référence en la matière au détriment des spécialistes et des sociétés reconnues et ordonnées par l’Etat pour exercer ce métier. La question se passe de commentaires. La société Bsat qui est presque née dans la même période que l’arrêté interministériel qui lui a accordé l’agrément n’a aucune reconnaissance de l’Etat béninois pour faire de la sécurité. Et en dehors de la société d’assurance Nsia dont un des responsables est membre fondateur de la Bsat, aucune des autres sociétés d’assurances enregistrées au Bénin et exerçant dans le pays ne répond de la machination. D’ailleurs, elles s’apprêtent à dénoncer par des voix autorisées l’exclusivité à peine déguisée accordée à la Nsia sur le tronçon parc tampon unique du port vers les parcs de vente de véhicules d’occasion. En dehors des sociétés d’assurance, les sociétés privées de sécurité, elles aussi s’apprêtent à faire entendre la légitimité de leurs grognes au chef de l’Etat. Sans compter que les gestionnaires de parcs et autres opérateurs portuaires s’insurgent déjà contre l’agrément. Pour un acte posé par des proches du régime, Boni Yayi devra subir la grogne de ces trois ordres de métier dans un contexte chaudement pollué par une crise politique sans précédent et une cherté de la vie qui étouffe les Béninois. Boni Yayi a déjà trop de problèmes pour qu’un conseiller technique, des ministres, où leurs intérêts partisans et égoïstes se plaisent à lui fabriquer artificiellement d’autres problèmes. Si ce n’est que l’agrément accordé à la société Bsat, il vaut mieux pour le changement de renoncer à ouvrir une autre plaie dans un environnement totalement gangrené.

Un arrêté confus
Le même arrêté interministériel suscite encore au niveau de certaines communes des polémiques. La lettre du maire de Sèmè-Kpodji aux gestionnaires de parc au sujet de la taxe éco-développement en est une preuve. On ne sait qui des gestionnaires et de la commune de Sèmè-kpodji a droit à la perception de cette place tant c’est confus et très confus l’arrêté interministériel. Affaire à suivre…

Abou BAKAR



21/07/2008
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