Alors que tout va mal et pleure dans son pays
Les leçons de démocratie de Yayi à
Mugabé (Ça fait rire)
Eric TCHIAKPE
Il ne fait plus de doute que la situation socio-politique que connaît notre pays est plus que pourrie. En plus il faut ajouter la cherté de la vie qui a encore gagné du grade ces derniers jours. Malgré un tableau de bord peu reluisant, voire sombre, le chef de l’Etat, Boni Yayi, n’est semble-t-il pas enclin à faire des concessions. Sinon comment comprendre cet entêtement à vouloir coûte que coûte empêcher l’installation de conseils municipaux et de maires dans une vingtaine de communes, en attendant soit disant le verdict de
Leurs cibles de prédilection, les conducteurs hommes ou femmes de moto Djènannan de marque Honda ‘’Dream’’. A deux sur une moto ou plusieurs ils écument la nuit à la recherche de victimes qu’ils pourchassent et qu’ils dépouillent de leur monture. La police débordée ne peut en général que constater les dégâts, parce qu’elle-même est en sous effectif et est sous équipée. De ces défis quotidiens il ne semble aucunement être la préoccupation de l’Etat central, bien au contraire les forces de l’ordre en nombre déjà restreint sont mobilisées pour des tâches ingrates de contingentement de velléités politiques légitimes des autres forces politiques de la nation. Aucune volonté d’apaisement Ainsi dans une conjoncture d’extrême crispation, alors qu’on s’attend à un dégel de la situation politique on constate malheureusement que le parti au pouvoir n’affiche aucune volonté d’apaisement. Ergotant sur des détails qui n’en valent pas la peine. Du coup un sentiment progressif de rejet se fait sentir et risque d’aboutir à la non réceptivité pure et simple de toutes approches de solution émanant de l’autorité. Quand on décrypte le vote massif en 2006 des Béninois sur la personne de Boni Yayi on comprend très vite que ce qui a fait son succès en 2006 risque de devenir la cause de son départ en 2011, s’il ne change pas fondamentalement son mode de gestion des affaires de l’Etat. La politique est une affaire de politiciens et les Béninois voulaient en 2006 ne plus être les otages de ceux-ci. Plusieurs mois plus tard, le constat est amer et sans appel, Boni Yayi politise tout et veut partout, être présent. Du coup il irrite ceux qui ont les politiciens en horreur d’une part et les politiciens eux- mêmes qu’on veut éjecter de leur terrain de prédilection. Une double action qui n’a rien de bénéfique pour lui mais avec laquelle il s’entête à fonctionner.
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