Vente de l’essence kpayo :
- - 29 mai La Nouvelle tribune La démission du gouvernement |
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la lutte contre l’essence illicitement importée du Nigéria communément appelée
‘’kpayo’’, l’Etat béninois a montré des signes flagrants de démission. Les
Béninois ont encore souvenance qu’au début du mandat du président Boni Yayi, la
lutte contre le kpayo était une priorité. Le gouvernement du changement avait
affiché clairement ses intentions d’éradiquer ce commerce que Moudjaïdou
Soumanou, alors ministre du commerce et de l’industrie, qualifiait de honte
pour le pays. Car, disait-il, ‘’dans aucun pays au monde, on ne vend en pleine
rue l’essence’’. Beaucoup
de béninois avaient jubilé pensant que le gouvernement avait pris la mesure du
danger permanent que ce trafic constitue pour eux et pour le pays. Ils ne
tarderont pas à se désillusionner. Pour des considérations politiques et de
sauvegarde de potentiels électorats, plus que par souci d’apaisement social, la
lutte fut très vite abandonnée. Boni Yayi et son gouvernement ont capitulé face
aux menaces des vendeurs et gros trafiquants du kpayo. La contrebande a repris
de plus bel. Certains membres du gouvernement se sont accoquinés avec les
trafiquants. Ainsi, des gros bonnets de ce commerce illicite ont participé aux
côtés du pouvoir à certaines joutes électorales. Aujourd’hui, le phénomène
prend davantage d’ampleur et ses dégâts s’alourdissent davantage. Malgré cela,
le gouvernement ne semble aucunement préoccupé. Il ne pipe plus mot, et s’est
enfermé dans un silence à la limite de l’intolérable. Des citoyens Béninois
meurent presque tous les jours du fait de ce trafic et cela ne semble guère
émouvoir le gouvernement du Dr Boni Yayi. Au point où on se demande s’il n’a
pas démissionné avec ce silence complice et coupable. A part ce projet de
construction de mini stations, initié pour formaliser le secteur, que des
barons de son sérail ont tôt fait de s’approprier et récupérer à leur compte,
plus rien ne profile à l’horizon. Aucune politique clairement définie n’a été
proposée par l’Etat béninois. Et pourtant, le président de la république, Dr
Boni Yayi a encore à ses côtés son ex-ministre Zorro de la lutte contre le
trafic du kpayo comme conseiller technique à l’industrie. Il peut encore avoir
recours à ses expertises pour réorganiser le secteur. Ce manque de politique
dans le secteur pétrolier est davantage préoccupant quand on sait que des
études ont prouvé l’existence du pétrole aux larges des côtes du Bénin. Il est
donc impérieux qu’une solution soit trouvée. Benoît
Mètonou Des
engagements, deux ans après ! Beaucoup
d’engagements avaient été pris par le gouvernement béninois dans le cadre de la
lutte contre le trafic des produits pétroliers de contrebande. Deux ans après
la série de rencontres que le chef de l’Etat assisté des membres de son
gouvernement ont eues personnellement avec les acteurs de cette activité
illicite et dangereuse, l’on est encore presque à la case de départ. Les abords
des principales voies continuent d’abriter dans les grandes villes du Bénin ces
stands de vente de l’essence de contrebande connue sous l’appellation
population « Kpayo ». Pis, le lot quotidien de dégâts causés par
cette activité est désormais des plus préoccupant. Et pourtant, il y a deux
ans, alors qu’il venait de s’installer, le régime du changement avait pris
d’importantes résolutions au bout desquelles, le miracle devrait se produire.
Il s’agit, selon les engagements pris devant les acteurs consentants par le
président de Ludovic
D. Guédénon |
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